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L’HISTOIRE ET LES RÉCITS

Le Mémorial racontera et représentera l’Histoire de la Mafia et des luttes qui s’y sont opposées, dans les grandes lignes, c’est-à-dire durant les phases de leur développement, qui conjuguent continuité et innovation pour s’adapter aux changements du contexte :

  • Une phase embryonnaire pendant laquelle se développent des phénomènes antécédents à la Mafia : une mafia rurale, quand l’économie était fondée surtout sur l’agriculture.
  • Une phase d’entreprises urbaines, centrées sur le spéculation immobilière.
  • La phase plus récente, qui peut être qualifiée de financière, qui voit l’accumulation illégale de biens liés aux grands trafics internationaux, comme le trafic de drogues.

Parallèlement, les luttes contre la Mafia, dénommées Antimafia, se développent à partir des premières formes de mobilisation. Aux luttes paysannes organisées par les partis politiques et les syndicats succédera l’engagement de sujets issus de la société civile : associations, comités, centres d’études.

Cette Histoire sera émaillée de récits détaillés d’événements, d’épisodes, de personnes qui ont eu un rôle significatif, mais qui sont souvent oubliés ou inconnus du grand public.

LES DÉLITS ET LES MASSACRES

Poésie de Umberto Santino pour se souvenir de ceux qui sont morts

LES PROCÈS

Tout au long de l’histoire de la Mafia, il y a eu des procès plus ou moins importants.

En  1878, a lieu à Palerme un procès contre un groupe de douze personnes accusées de faire partie d’une secte dont le siège est situé à Monreale, les « Stuppaghieri ». Le procès fait suite aux révélations d’ un membre repenti, Salvatore D’Amico, assassiné un mois avant l’ouverture du procès qui condamne les accusés à cinq ans de réclusion pour associations de malfaiteurs. Le verdict sera annulé pour vice de forme et un nouveau procès, à Catanzaro, prononcera l’acquittement des accusés. Tous les éléments de cette procédure se retrouveront dans d’innombrables cas.

En 1883, s’ouvre à Palerme un procès contre les membres du groupe des frères Amoroso, accusés d’association de malfaiteurs et de crimes (parmi lesquels l’assassinat d’une jeune fille de 17 ans, séduite, puis tuée et dont on a fait disparaître le corps). Le procès se termine par des condamnations, dont certaines prévoient la peine de mort.

En 1899, la Chambre des Députés autorise le procès contre Raffaele Palizzolo, en tant que responsable de l’assassinat d’Emanuele Notarbartolo, la première victime « excellente ». En 1902, l’accusé est déclaré coupable  et condamné à 30 ans de réclusion, mais la Cour de Cassation de Bologne annule le verdict. A l’issue du nouveau procès, en juillet 1904, la Cour d’Assises de Florence prononce l’acquittement pour insuffisance de preuves.

Les enquêtes du Préfet de police Sangiorgi (1898-1900) sont à l’origine du « maxi-procès » intenté en 1901 à des membres de groupes mafieux palermitains.

Dans les années ’20, eut lieu un procès contre la Mafia des Madonies. Parmi les accusés, il y avait une femme, Giuseppe Salvo, surnommée par les journaux « la reine de Gangi » pour son rôle éminent  dans l’organisation.

Après différents procès des années ’60 qui se sont terminés par des acquittements pour manque de preuves, la Mafia a subi un coup dur, du point de vue judiciaire, à partir du « maxi-procès » instruit par Falcone et Borsellino, avec des chefs condamnés à la prison à vie et des complices en prison pour plusieurs années.

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